Définir une politique linguistique

Ayant suivi pendant 15 ans les réunions du comité de suivi de la mise en œuvre par les États Membres de l’ONU du Pacte international pour les droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), dont les droits linguistiques, je suis un témoin privilégié des politiques linguistiques mises en œuvre à travers le monde et des succès observés dans la reconstruction linguistique. 

Fort de ces acquis, j’ai observé deux grands défauts alsaciens : le premier a consisté depuis 30 ans à confondre les moyens et les résultats; le second à confondre l’animation culturelle et la politique linguistique.   

Si vous êtes prêts à cesser de confondre les croyances populaires avec des démarches empiriques, je peux vous aider à définir les trois piliers qui font le succès d’une politique linguistique : 

  1. Définir des objectifs clairement chiffrés dans le temps et dans l’espace après un inventaire des bonnes pratiques aux niveaux régional, national et international.

  2. Estimer les moyens humains et financiers nécessaires à la réalisation des objectifs. À titre d'exemple, l’intercommunalité basque (300 000 habitants) dispose de 14 emplois chargés de la politique linguistique. L’intercommunalité de Strasbourg (450 000 habitants) n'en a pas.

  3. Prévoir un cadre de redevabilité, périodique, qui inclut des mesures correctives et de suivi.  

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